Les théories cosmologiques

LES THEORIES COSMOLOGIQUES

Plusieurs théories se sont succédé au cours de l’histoire pour tenter d’expliquer
la formation et l’évolution de l’Univers (on les appelle les théories cosmologiques).

Certaines théories, que l’on sait aujourd’hui fausses, sont restées en vigueur pendant
plusieurs siècles. Aussi faut-il toujours garder à l’esprit qu’une théorie, aussi
 séduisante soit-elle, n’est qu’un modèle, qu’une possibilité parmi d’autres, et que
chaque théorie n’est valide que jusqu’à preuve du contraire.

Les premieres theories cosmologiques

Le système de Ptolémée

Vers 4000 avant J.-C., la première théorie cosmologique apparaît en Mésopotamie.
Cette théorie, liée aux croyances religieuses, indique que la Terre est située au
 centre de l’Univers et que tous les astres tournent autour d’elle (système géocentrique).
 Ce modèle cosmologique est notamment repris par le philosophe grec Aristote (iiie siècle
avant J.-C.), puis par l’astronome grec Ptolémée (iie siècle après J.-C), qui
l’affine en fonction de ses observations.

Le système d’Aristarque de Samos

Toutefois, dès le iiie siècle avant J.-C., l’astronome grec Aristarque de Samos suppose
que la Terre tourne autour du Soleil selon une orbite circulaire. Mais sa théorie n’est
pas retenue à l’époque, en raison de l’autorité d’Aristote qui soutient le système géocentrique.

Le système de Copernic et la condamnation de Galilée

Au xvie siècle, l’astronome polonais Nicolas Copernic affirme que le Soleil est au
 centre de l’Univers (système héliocentrique) et que les planètes tournent autour de
lui suivant des orbites circulaires. Les astronomes allemand Johannes Kepler et italien
Galilée soutiennent le modèle de Copernic au xviie siècle. Ils précisent toutefois que
 les planètes tournent bien autour du Soleil, mais sur des orbites en forme d’ellipse. Mais
parce qu’il soutient que la Terre n’est pas immobile au centre de l’Univers (ce qui contredit
les récits bibliques sur l’origine du monde), Galilée est condamné par l’Église en 1633.

Les theories contemporaines

Le modèle de l’Univers statique d’Einstein

Au début du xxe siècle, le physicien allemand Albert Einstein propose un modèle d’Univers
 statique, où il suppose l’existence d’une force de répulsion entre les galaxies qui
compenserait la force de gravitation (attraction des corps), d’où un Univers immobile.
 Mais en 1929, l’astronome américain Edwin Hubble démontre que l’Univers n’est pas immobile,
mais en expansion. Einstein déclarera que son modèle cosmologique est la plus grande erreur
 de sa vie (même les grands génies peuvent se tromper).

Le modèle de l’Univers en expansion de Hubble

En 1929, l’astronome américain Edwin Hubble constate que les galaxies s’éloignent les unes
 des autres en étudiant la lumière qu’elles émettent : la lumière émise par une galaxie immobile
 aurait toujours la même longueur d’onde en atteignant la Terre ; or Hubble constate que
 la lumière des galaxies se décale vers le rouge dans le spectre électromagnétique (décalage
 vers des longueurs d’onde plus grandes) ; si les galaxies se rapprochaient de la Terre, le
décalage aurait lieu vers le bleu (vers des longueurs d’onde plus courtes). Ainsi, si les
 galaxies s’éloignent les unes des autres, cela prouve que l’Univers est en expansion.

De plus, la vitesse d’éloignement d’une galaxie est proportionnelle à son éloignement : plus
la galaxie est éloignée, plus sa vitesse est grande et son éloignement rapide. Dans cette
théorie, la Voie lactée est au centre de l’Univers, car toutes les galaxies semblent
s’éloigner d’elle.

Les modèles de l’Univers stationnaire de Hoyle

En 1948, les astronomes anglais Fred Hoyle, Hermann Bondi et Thomas Gold présentent leur
théorie stationnaire, dans laquelle ils affirment que l’Univers n’a pu s’être formé
ême aspect partout et tout le temps. L’Univers fabrique continuellement de la matière
pour former les nouvelles galaxies. Cette théorie s’oppose à celle du big bang, expression
 dont Hoyle est l’inventeur.

En 1986, avec l’aide de l’astrophysicien indien Jayant Narlikar et de ses amis Margaret
et Geoffrey Burbidge, Hoyle propose une nouvelle version de sa théorie stationnaire, qu’il
baptise théorie quasi stationnaire. Celle-ci propose que l’Univers ne crée pas de la matière
 en permanence mais selon des cycles de contraction-expansion. Cette théorie originale,
radicalement opposée à celle du big bang, reste marginale aux yeux de la communauté
 scientifique, focalisée sur la vérification du big bang.

La théorie du big bang de Gamow

Le big bang est le nom de la théorie cosmologique « officielle », qui tente d’expliquer
la formation et l’évolution de l’Univers. Cette théorie, inventée par le physicien américain
 d’origine russe George Gamow, suppose que toute la matière (ou toute l’énergie) de l’Univers
 s’est trouvée rassemblée à un instant donné ; à ce moment-là, il s’est produit une explosion
phénoménale qui a donné naissance à l’Univers.

Après cette explosion et jusqu’à nos jours, l’Univers est entré dans une phase d’expansion et
 de refroidissement continus. La théorie prédit deux options pour l’avenir de l’Univers.
 Si la vitesse d’expansion de l’Univers augmente, l’Univers continuera à s’étendre indéfiniment.
 À l’inverse, si la vitesse d’expansion diminue, l’Univers s’immobilisera et se contractera
dans un volume si petit que cela déclenchera un nouveau big bang, pour recréer ensuite un nouvel Univers avec une nouvelle expansion. Les astronomes ne savent pas actuellement de manière certaine quelle version correspondra au futur de l’Univers.

Si la théorie du big bang est acceptée par la majorité des astronomes, c’est parce
qu’elle est en accord avec de nombreuses observations : le décalage vers le rouge
des spectres lumineux des galaxies, l’abondance des éléments légers tels que l’hydrogène
et l’hélium, l’existence du rayonnement de fond du ciel (un rayonnement de micro-ondes
considéré comme un écho du big bang originel), etc.

Cependant cette théorie ne permet pas d’expliquer certaines observations récentes (des
étoiles plus âgées que l’âge de l’Univers prévu par la théorie), ni les conditions physiques
du big bang, ni de remonter au temps « zéro » de l’explosion…

OK-2Power
Mai 2008

 

 



26/05/2008
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